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Echecs des régimes…

HelpLes chiffres les plus couramment avancés concernant le taux de réussite des régimes amaigrissants sont de 75% de bons résultats dans la première année, suivis de 80 à 90 % d’échecs, c’est-à-dire de reprise pondérale, lorsque la période considérée est de 3 à 5 ans.
L’échec des régimes doit être compris comme l’échec du contrôle cognitif du comportement alimentaire sur le moyen et long terme. Ce que nos patients expriment en nous disant qu’ils tiennent bon, puis qu’ils craquent ou qu’ils lâchent.
Qui plus est, les régimes amaigrissants ont des effets iatrogènes. Leur pratique régulière entraîne des désordres pondéraux, médicaux, alimentaires ou psychologiques, largement décrits dans la littérature.

Extrait d’un article du Dr Gérard APFELDORFER (psychiatre), Dr Jean-Philippe ZERMATI (médecin nutritionniste), membres de l’association GROS (Groupement de réflexion sur l’obésité et le surpoids).

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La Méthode Brillat-Savarin

Pour mémoire, Brillat-Savarin fut un gastronome français de la fin du 18ème siècle. C’est l’auteur de la célèbre phrase « Dis moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. »

A l’heure des régimes restrictifs et culpabilisants, pourquoi ne pas mettre un peu de sa philosophie hédoniste dans nos assiettes. Car il nous rappelle aussi que «Ceux qui s’indigèrent ou qui s’enivrent ne savent ni boire ni manger. »

  •     Règle générale : on mangera beaucoup de pain frais, et fait dans la journée ; on se gardera bien d’en écarter la mie.
  •     On prendra, avant huit heures du matin, et au lit, s’il le faut, un potage au pain ou aux pâtes, pas trop copieux, afin qu’il passe vite, ou, si on veut, une tasse de bon chocolat.
  •     A onze heures, on déjeunera avec des œufs frais, brouillés ou sur le plat, des petits pâtés, des côtelettes, et ce qu’on voudra ; l’essentiel est qu’il y ait des œufs, la tasse de café ne nuira pas.
  •     Après le déjeuner, on fera un peu d’exercice : les hommes, si l’état qu’ils ont embrassé le permet, car le devoir avant tout : les dames iront au bois de Boulogne, aux Tuileries, chez leur couturière, chez leur marchande de modes, dans les magasins de nouveautés, et chez leurs amies, pour causer de ce qu’elles auront vu. Nous tenons pour certain qu’une pareille causerie est éminemment médicamenteuse, par le grand contentement qui l’accompagne.
  •     A dîner, potage, viande et poisson à volonté ; mais on y joindra les mets au riz, les macaronis, les pâtisseries sucrées, les crèmes douces, les charlottes, etc. Au dessert, les biscuits de Savoie, babas et autres préparations, qui réunissent les fécules, les œufs et le sucre.
  •     On boira de la bière par préférence, sinon des vins de Bordeaux ou du midi de la France.
  •     On fuira les acides, excepté la salade qui réjouit le cœur. On sucrera les fruits qui en sont susceptibles ; on ne prendra pas de bains trop froids ; on tâchera de respirer, de temps en temps l’air pur de la campagne ; on mangera beaucoup de raisin dans la saison ; on ne s’exténuera pas au bal, à force de danser.
  •     On se couchera vers onze heures dans les jours ordinaires et pas plus tard qu’une heure du matin dans les extra.

Les régimes amaigrissants : DANGER !

Voilà le Printemps, et les « marronniers » des médias (principalement féminins) refleurissent avant l’heure, avec toujours  les mêmes promesses : faire perdre du poids, toujours plus, toujours plus vite .

Substituts de repas, régimes alimentaires, compléments alimentaires …Beaucoup d’enjeux financiers pour peu de résultats fiables et durables. A la clé, beaucoup de désillusions et une véritable détresse chez toux ceux qui cherchent à perdre du poids (à tord ou à raison).

Une très bonne émission radio fait le point sur les risques sanitaires des pratiques amaigrissantes non encadrées par un professionnel. Mais aussi pour remettre en cause le modèle du régime restrictif .

http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=623628

Le métabolisme

Notre organisme fonctionne comme une usine avec  3 grandes « unités de traitement »  des Protéines, des Lipides (graisses) et des Glucides (sucres)

Les fonctions de fabrication et de dégradation réalisées par la grande machinerie de notre organisme sont résumées sous le terme scientifique de « métabolisme« .

 

Le métabolisme se divise en deux grandes fonctions :

  • Le catabolisme : production d’énergie lors de la dégradation de certains composés : les glucides en priorité, puis les lipides retransformés en glucides (= catabolisme).
  • L’anabolisme : utilisation des éléments nutritifs (protéines, lipides et protéines) absorbés pour synthétiser de nouveaux éléments indispensable  aux fonctions vitales grâce à l’énergie produite par le catabolisme.

Le métabolisme est donc l’ensemble des dépenses et productions d’une personne.

La prise ou la perte de poids est dépendante de la balance entre les apports alimentaires et le métabolisme.

L’hom’nivore

Peut-on sérieusement affirmer qu’il existe UNE seule bonne alimentation qui devrait être valable pour TOUS ?

S‘il n’existe pas de « meilleure façon de manger », alors que mettre dans son assiette ? 

L’homme serait naturellement omnivore. Pourtant, il s’impose des modes alimentaires sélectifs, restrictifs pouvant aller jusqu’au jeûne. Ceux-ci peuvent être à but thérapeutique, esthétique, éthique, philosophique, religieux … Parfois bénéfiques, ces pratiques alimentaires peuvent être déséquilibrantes, désocialisantes voire même nocives.

Une alimentation qui se veut « humaine » ne peut être que diversifiée, sociale et gourmande tout en intégrant la spécificité de chacun sans jugement (goût, aversion, croyance, mode de vie, environnement…).

Il n’y a pas de régime alimentaire valable pour tous: chaque être est unique et évolue en permanence.

Pour autant, l’hom´nivore qui mange de tout, doit-il manger n’importe quoi ?

A suivre…